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L’automne : la bonne saison pour se lancer en 4 étapes

Catégories : Conseils
Publié le lundi 03 novembre 2025

L’automne : la bonne saison pour se lancer !

Pour une construction réussie, l’automne s’impose comme la saison de référence : le sol est encore sec et stable, les nappes phréatiques basses et le climat plus doux, ce qui favorise les terrassements et le coulage du béton sans encombre ni gel. De plus, la demande étant moins soutenue qu’en été, les piscinistes sont plus disponibles ; les délais se raccourcissent. Cette période permet également d’achever le chantier avant le printemps, pour profiter de la piscine dès les premiers beaux jours. L’hiver reste envisageable seulement dans les régions aux climats les plus doux, mais il convient d’être vigilant face aux intempéries et aux risques de gel.​

 

1- Choisir le bon emplacement

L’implantation du bassin est une décision stratégique. Elle doit conjuguer plusieurs critères : un ensoleillement optimal (idéalement 4 à 6 heures par jour), une protection contre le vent, une certaine intimité, et un éloignement des arbres pour éviter les feuilles dans l’eau. La proximité de la maison est également recommandée pour faciliter l’accès et la surveillance.

De plus, il faut savoir que même les petits espaces peuvent avoir leur piscine. Il en existe en effet de toutes dimensions. Par exemple, une piscine de 6 x 4 mètres peut être installée, selon la configuration et si les règles de limites de propriété le permettent, dans un jardin à partir de 25 m2 d’espace libre. Il est même possible de faire installer une piscine d’intérieur, ce qui est très pratique si l’on dispose d’annexes ou de communs.

Par ailleurs, une piscine peut s’adapter à toutes les formes de terrains et toutes les configurations de jardins. Les bassins à formes libres sont ainsi créés sur-mesure par les piscinistes en fonction des contraintes et des envies. Une piscine peut par exemple s’enrouler autour d’un coin de maison, contourner un espace à préserver, etc.

Bon à Savoir
Dans les règles : les autorisations nécessaires pour construire une piscine

En France, la réalisation d’une piscine privée peut demander des démarches administratives variables selon sa taille et la présence d’un abri : des règles parfaitement maîtrisées par les piscinistes, aux côtés de leurs clients pour les accompagner dans les démarches nécessaires.

Pour un bassin de moins de 10 m², aucune formalité n’est requise, sauf en zones protégées telles que les abords de monuments historiques ou sites classés.

Entre 10 m² et 100 m², il est nécessaire de déposer une déclaration préalable de travaux (DP), via un formulaire CERFA accompagné de photos du futur emplacement.

Au‑delà de 100 m², ou si la piscine est équipée d’un abri de plus de 1,80 m de hauteur, un permis de construire devient obligatoire.

De plus, toute piscine enterrée ou semi-enterrée de plus de 10 m2 doit aussi être signalée au service des impôts dans les 90 jours suivant son achèvement.

2- Définir le type de piscine adapté à son budget

Les piscines se déclinent en plusieurs catégories selon les matériaux et les procédés de construction. Les modèles hors-sol, accessibles dès 700 €, sont les plus économiques, mais ont souvent une durée de vie limitée. Les piscines enterrées, quant à elles, doivent être appréhendées au même titre qu’une maison : un investissement à raisonner sur le long terme.

Il existe une très large gamme de piscines enterrées, dont les prix démarrent entre 7 000 et 15 000 euros pour celles à installer soi-même, entre 15 000 et 45 000 euros selon les équipements pour les bassins « prêts à plonger » installés par un professionnel et à partir de 30 000 € pour les piscines sur-mesure en béton. Il faudra investir davantage pour réaliser une piscine sur-mesure et particulièrement équipée, avec par exemple une couverture automatique, une pompe à chaleur, un dispositif de nage à contre-courant, un système domotique, etc. Dès leur conception, les piscines doivent intégrer un système de récupération d’eau et de trop-plein afin d’économiser l’eau.

Bon à Savoir
Piscine à domicile : tous les Français concernés !

Source : FPP / Decryptis – Étude sur les possesseurs de maisons individuelles 2022.

Largement démocratisée, la piscine est aujourd’hui devenue un équipement qui concerne toutes les catégories de la population.

La part de possesseurs de piscines enterrées et hors sol fixes atteint 44 % chez les employés, ouvriers, agriculteurs.

En ce qui concerne les piscines enterrées, cette proportion a même fait un bond de 9 points en seulement 4 ans ! Les employés, ouvriers et agriculteurs représentent désormais 23 % des propriétaires de piscines enterrées, contre encore 14 % en 2017 !

photo d'une piscine de type hors sol par Propiscines

​Les hors-sol : Le premier pas

Ce sont des piscines à « poser » à même le sol. Il est indispensable de porter son choix sur un produit de bonne qualité assurant des garanties suffisantes pour une bonne utilisation. Afin de bénéficier d’une qualité d’eau satisfaisante, une piscine hors-sol doit au minimum être équipée d’un système de filtration. Ces piscines ne sont pas toujours conçues pour être enterrées.
De 700 € à 10 000 € environ.

Les coques polyester : La rapidité

Ce type de piscine entièrement préfabriquée en polyester peut être posé très rapidement par un professionnel. Toutefois, les monocoques, qui doivent faire le trajet de l’usine jusqu’au jardin d’un seul tenant doivent respecter des dimensions permettant leur transport. La mise en place est rapide, mais nécessite une excellente préparation du terrain d’accueil.
De 15 000 à 45 000 € environ, posée (suivant équipements : abris, couverture automatique, chauffage, nage à contre-courant et traitements automatiques).

Les panneaux : la souplesse

Panneaux en acier, polymères, aluminium, béton précontraint… le choix des matières est grand, pour un montage à faire soi-même ou à confier à un professionnel. Les panneaux peuvent s’assembler de multiples façons, permettant une grande souplesse dans le choix de la forme du bassin.

De 7 000 € à 15 000 € environ en kit et de 18 000 € à 45 000 € ou plus en « prêt à plonger » (suivant équipements : abris, couverture automatique, chauffage, nage à contre-courant et traitements automatiques).

 

Les bétons : Le « sur-mesure »

Ces piscines personnalisées sont dessinées sur-mesure et construites exclusivement par des professionnels qui font des bassins adaptés aux besoins et envies du futur propriétaire, en fonction de cahiers des charges spécifiques.
À partir de 25 000 € environ.

Piscine avec un revêtement en enduit

3- Soigner la qualité de l’eau et les finitions

La filtration de l’eau d’une piscine est essentiellement mécanique et assurée par l’un des trois types de médias filtrants disponibles : sable ou verre, cartouche poches filtrantes et diatomées. Quant au traitement, il peut être classique (chlore) ou alternatif : électrolyse au sel, oxygène actif, ozone ou UV. Le revêtement du bassin (liner, enduit, carrelage) et les margelles (bois, pierre, gré céram béton) participent à l’esthétique et à la sécurité. Les équipements complémentaires comme l’éclairage, le chauffage ou les robots nettoyeurs peuvent être pensés dès la conception.

La filtration : l’incontournable d’une eau de qualité durable

Une eau équilibrée et bien entretenue peut être conservée pendant de nombreuses années. Le système de filtration est essentiel au bon fonctionnement de la piscine. Il faut en effet savoir que 80% du traitement de l’eau est effectué par la filtration mécanique. Le traitement avec les produits, indispensable pour éradiquer les bactéries et avoir une eau saine compte pour 20%. Installer des systèmes automatisés permet d’optimiser le traitement de l’eau et donc de faciliter cet entretien.

Il existe trois grands types de filtres, qui répondent tous au même principe de fonctionnement : lorsque l’eau passe dans le média filtrant, ce dernier doit retenir le maximum d’impuretés.

  • Les filtres à sable / à verre: le média filtrant utilisé est de la silice, qui offre une finesse de filtration comprise entre 30 et 40 microns. Il est possible de remplacer le sable par du verre ou de la zéolithe ce qui améliore les performances. Pour économiser l’eau, il est possible d’installer des solutions de récupération et de traitement des eaux de contre-lavages pour ces filtres à média filtrants granulaires avec témoin de turbidité
  • Les filtres à cartouche et poches filtrantes: le média filtrant utilisé est en tissu synthétique. Il offre une finesse de filtration comprise entre 6 et 30 microns. Le nettoyage se fait manuellement hors du support. Ce type de filtre permet d’économiser de l’eau, par l’absence de contre-lavage. (Jusqu’à 5 m3 d’eau économisés par an[1], si l’on adopte l’une de ces solutions de filtrations).
  • Les filtres à diatomées: ce média filtrant est rarement utilisé, car il nécessite un entretien spécifique. Il est basé sur l’action de micro-algues, les diatomées, offrant une finesse de filtration comprise entre 1 et 3 microns.

Bon à Savoir
Des systèmes moins énergivores et plus économes en eau

De nombreux facteurs permettent de diminuer la consommation d’énergie des systèmes de filtration, qui consomment 6,5 fois moins d’énergie qu’il y a 40 ans. En 1980, une pompe de filtration permettait de filtrer 25 m3/h pour une consommation annuelle de 5600 kW. Aujourd’hui, les piscines peuvent être équipées d’une pompe à vitesse variable pour une consommation énergétique annuelle de seulement 860 kW/h/an.

Les systèmes privilégient l’allongement du temps de filtration sur la puissance : les petits moteurs, moins énergivores, ont pris le pas sur les gros. Pour optimiser la filtration, les réseaux hydrauliques sont également conçus pour faciliter la circulation de l’eau en limitant les pertes de charge. Les professionnels utilisent désormais un logiciel de calcul dédié pour créer les installations, notamment en simplifiant les réseaux pour éviter les coudes, les carrefours, etc.

De plus, la sensibilisation des propriétaires de piscines à la juste programmation des durées de filtration peut également permettre de limiter la consommation énergétique. Il faut notamment savoir que le temps journalier de filtration dépend de la température de l’eau.

Les pisciniers proposent aussi de nouveaux systèmes pour traiter l’eau en complément de la filtration, à l’image des systèmes à électrolyse. Au contact de la cellule de l’électrolyseur, le sel se transforme immédiatement en chlore qui détruit algues et germes avec une grande efficacité, avant de se retransformer en sel. L’électrolyse au sel repose donc sur un cycle perpétuel. Les professionnels développent également des produits de traitement alternatifs au chlore : à l’oxygène actif, à l’ozone, aux UV, etc. 

photo d'une piscine de type hors sol par Propiscines

Les revêtements : La dernière touche déco du bassin

Le revêtement apporte la touche finale à la piscine. S’il joue un rôle décoratif, il assure aussi parfois l’étanchéité du bassin, son importance est alors essentielle. Il est désormais possible de choisir un très large éventail de couleurs de revêtements. L’eau prend ainsi des teintes « vert lagon » sous l’influence d’un revêtement beige, elle devient « bleue électrique » sur du gris, ou encore presque transparente sur du blanc. À chacun de choisir sa couleur pour créer l’environnement répondant le mieux à ses envies du moment ! Les mosaïques font également un grand retour. Avec des formes et des couleurs très actuelles, elles ponctuent harmonieusement lignes et couleurs environnantes.

Les professionnels proposent un large choix de revêtements aux consommateurs pour répondre à leurs différentes attentes :

  • Les enduits de décoration : les enduits de décoration sont posés par des professionnels, qui les appliquent en général aux piscines en béton.
  • Les liners : en PVC, le liner est fabriqué en usine aux dimensions du bassin. Il offre la possibilité de choisir différents motifs et couleurs. Il est facile à entretenir.
  • Le PVC armé : les revêtements en PVC armé sont composés de 2 feuilles de PVC ressoudées avec une trame polyester entre les deux. Facile à entretenir et disponible en différents coloris, ce produit est soudé sur place par un professionnel et accepte une température d’eau constante plus élevée.
  • Les polyesters : le polyester avec finition gel coat est utilisé pour les piscines monocoques préfabriquées ou pour les structures en béton ou en application sur maçonnerie par des professionnels afin d’en assurer l’étanchéité.
  • Les carrelages : le carrelage est idéal pour décorer la piscine, mais fragile et onéreux. Il doit être posé sur une structure parfaitement étanche, travail délicat, à réaliser par un professionnel. Il n’assure pas l’étanchéité à lui seul.

Plages et margelles : La finition du nouvel espace à vivre

Imaginé en même temps que la piscine pour une parfaite harmonie, l’environnement du bassin est le dernier à être mis en place. Plage et margelles viennent compléter le bassin pour finaliser le projet et donner un aspect unique à ce nouvel espace à vivre.

  • La margelle, qui constitue le rebord du bassin, a plusieurs fonctions : elle empêche les eaux de ruissellement d’aller dans le bassin, elle sert de brise-vague, elle facilite les entrées et les sorties des baigneurs et joue un rôle de finition. Selon les envies, elles peuvent être en matériaux naturels tels que le bois ou la pierre naturelle, en matériaux reconstitués en gré céram ou en béton.
  • La plage, contiguë au bassin, sert par exemple de solarium tout en délimitant l’espace piscine. Elle permet de gérer les eaux de ruissellement et constitue un obstacle aux pollutions. La plage de piscine idéale doit à la fois être esthétique, pratique et sécurisée. Il existe 5 types de revêtements principaux pour une plage de piscine : carrelage, béton, bois, composite, gré céram, pierre naturelle ou reconstituée.
Maison moderne avec piscine comportant une plage en bois
Maison moderne avec piscine comportant une plage en bois

4- Sélectionner un dispositif de sécurité adapté

4 dispositifs de sécurité conformes

La loi du 3 janvier 2003 oblige les propriétaires de piscines privées familiales enterrées et partiellement enterrées à se munir d’un système de protection normalisé visant à prévenir le risque de noyade. Pour être en conformité avec la loi, les propriétaires de piscines peuvent s’équiper, au choix, de l’un des 4 dispositifs de sécurité mentionnés par la loi et conformes aux normes :

  • Les barrières (norme NF P 90 306), souples ou rigides.
  • Les alarmes (norme NF P 90 307-1) doivent être conformes au décret 2009-873 du 16 juillet 2009 s’il s’agit d’alarmes par immersion.
  • Les couvertures de sécurité (norme NF P 90 308) : couvertures automatiques, fonds mobiles, couvertures à barres, bâches tendues au-dessus des margelles (à ne pas confondre avec les couvertures à bulles qui ne sont pas des dispositifs de sécurité).
  • Les abris de piscines (norme NF P 90 309), hauts ou bas, télescopiques, relevables…

 

Sécurité des piscines : une loi et des règles de bons sens

Les dispositifs de sécurité, s’ils sont bien installés et bien utilisés, constituent un complément efficace et obligatoire à la vigilance des adultes. Les consommateurs doivent choisir leur système en fonction de leurs besoins : composition de la famille, forme du bassin, utilisation, situation en résidence principale ou secondaire…

La FPP souligne que la majorité des accidents se produit en l’absence de vigilance et, plus de la moitié, au moment de la baignade, c’est-à-dire au moment où tous les systèmes sont franchis ou désactivés.

Les systèmes de protection, même s’ils sont à la fois obligatoires et très utiles, ne sont qu’un complément à la vigilance des adultes. Leur installation ne doit pas conduire à détourner les consommateurs de cette indispensable vigilance tant pour la surveillance des enfants que dans l’utilisation des systèmes de protection.

Au bord de l’eau, rien ni personne ne peut remplacer la surveillance d’un adulte responsable. C’est pourquoi la FPP déconseille de laisser tout enfant sous la surveillance d’un autre enfant ou d’un adolescent.

En cas d’achat d’une piscine hors sol, il est nécessaire de choisir un modèle comportant une échelle sécurisée (obturateur, échelle relevable ou coffrable). Même un enfant de 18 mois peut monter à l’échelle et tomber dans une piscine hors sol si l’échelle n’est pas sécurisée !​

 

 

La FPP souligne qu’il convient, au moins après chaque baignade, de vérifier :

  • que l’alarme s’est réactivée,
  • que la barrière est bien fermée et verrouillée,
  • que la couverture est en place et attachée,
  • que l’abri est fermé et verrouillé,
  • qu’il ne reste pas de jouets dans le bassin.

Il est également primordial de désigner un seul adulte responsable de la surveillance si de nombreux adultes et enfants sont à proximité du bassin. Si aucun adulte n’a clairement été désigné, chacun pense que l’autre surveille.

Il est essentiel d’apprendre à ses enfants, dès l’âge de 4 ans, à rejoindre le bord de la piscine et de compléter cet apprentissage, auprès des maîtres-nageurs. Ils pourront ainsi nager dans tous les points d’eau.